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Prendre en charge sa commotion cérébrale : la contribution de l’ostéopathie !

  • Amélie Nault
  • 27 juil. 2021
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 févr. 2022

Comment les commotions cérébrales peuvent nuire à votre quotidien et quoi faire pour s'en sortir ? Quel es le rôle de l'ostéopathie dans ce type d'atteinte ?
Nous aborderons tous cela ici !

Au cours de ma carrière et de ma vie sportive, j’ai eu l’occasion de rencontrer bon nombre de personnes souffrantes de séquelles de commotion cérébrale.

Considérant l’aspect cumulative des commotions, l’intégrité de votre cerveau se voit fragilisé à chaque nouvelle épisode de trauma. Pour ceux en ayant déjà subits, il est parfois surprenant de réaliser à quel point un petit impact sur le coin de l’armoire de cuisine peut nous replonger dans les symptômes de notre ancien trauma qu’on croyait terminé.


Le cerveau humain est fragile et il est impératif d’en prendre soins dès que les premiers symptômes sont présents. Les symptômes précoces qui peuvent nous aider à identifier que nous souffrons de ce type de trauma sont les suivants : des maux de tête, une sensibilité à la lumière, des troubles visuels, une perte de conscience, une confusion générale, des vomissements, de la somnolence, etc. Si vous présentez ces symptômes, vous devez aller voir un médecin pour qu’il évalue votre condition rapidement.


Un médecin vous confirme la commotion cérébrale… Que faire ensuite ?


Tous d’abord, évitez TOUTES stimulations pour un MINIMUM de 48h. Il faut éviter les écrans, les sources de lumière, les activités physiques et les interactions sociales. Il n’existe pas de petites commotions cérébrales, TOUTES les commotions doivent être prises en charge. Un retour progressif aux activités quotidiennes pourra débuter selon l’évolution des symptômes. Un professionnel de la santé pourra vous aider à reprendre un rythme adéquat. Vous pouvez également consulter le protocole de « gestion des commotions cérébrales » que le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur à mis à jour en 2019, le lien vers celui-ci sera ajouté à la fin de l’article


Des symptômes qui persistent ou tardent à disparaître ?


Certains symptômes peuvent persister à plus ou moins long terme suite à une commotion cérébrale. La fatigue, les troubles de concentration, les maux de tête, les inconforts du cou et de la mâchoire ne sont que quelques uns des signes les plus fréquemment rencontrés dans mon bureau.


Bien que certaines commotions cérébrales peuvent provoquer des séquelles irréversibles, plusieurs facteurs peuvent altérer le rétablissement d’un individu et influencer les symptômes persistants : la dépression post-commotionnel, l’état cognitif de la personne, le retour au sport précoce, les autres blessures associées au trauma, la mauvaise gestion des symptômes, etc.


Nous allons nous attarder ici « aux autres blessures associées au trauma ». Il faut savoir qu’il est rare que seul le cerveau est atteint lors d’un trauma crânien. Rappelez-vous que votre corps a probablement absorbé une partie du choc lors de l’incident. Il arrive parfois que le cerveau s’est en partie «rétablit», mais que les structures périphériques restent blessées. Des tensions dans votre cou, votre crâne, la mâchoire, le thorax et dans la posture peuvent être présentes. Certaines douleurs ou inconforts que vous associez au trauma crânien peuvent plutôt être dût à ces structures qui n’ont jamais été soulagées.


Et l’ostéopathie dans tous ça ?


L’ostéopathe a comme rôle de travailler en équipe avec les autres professionnels de la santé afin de rétablir au maximum les capacités de la personne blessée dans son quotidien. De mon humble point de vue, une approche multidisciplinaire (neuropsychologue, médecin, ostéopathe, physiothérapeute, etc.) est essentielle dans ce type de trauma et donne un maximum de chance de se rétablir. L’ostéopathe utilisera des outils bien a lui afin de vous aider et de compléter les soins de ses collègues.


L’ostéopathe se donnera comme objectifs principaux :

  • De redonner de la mobilité aux structures du crâne

  • De s’assurer que le système vasculaire et nerveux ne soit pas bloqué par des fascias tendus dans la région du trauma.

  • De s’assurer qu’il ne reste plus de trace du trauma dans la posture du patient (ex: cou incliné)

  • D’éduquer le patient sur la gestion de la commotion cérébrale et des risques de récidives de ceux-ci.


Un petit mot de votre ostéopathe... ! :D


« Bon rétablissement et au plaisir de vous aider si vous vous reconnaissez ou reconnaissez un de vos proches dans cet article ! N'hésitez pas à partager pour que nous soyons tous informés.


Un petit merci spéciale à une amie neuropsychologue qui m’a aidé à réviser cet article, merci Catherine. »


Amélie Nault, Ostéopathe (D.O.)




Références :

http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/loisir-sport/Protocole_de_gestion_des_commotions_cerebrales_FR.pdf

https://institutcommotions.com/diminuer-symptomes-commotion/

https://institutcommotions.com/commotion/syndrome-post-commotionnel/?fbclid=IwAR0xXxHDwJQJrpXmOftrvumU8i9AiICBX1kjnKA5PeXC1HAHjmVFGpLnVL0

McCrory, P., Meeuwisse, W., Dvorak, J., Aubry, M., Bailes, J., Broglio, S., … & Davis, G. A. (2017). Consensus statement on concussion in sport—the 5th international conference on concussion in sport held in Berlin, October 2016. British journal of sports medicine, 51(11), 838-847.

Ellemberg, D. (2013). Les commotions cérébrales dans le sport : une épidémie silencieuse. Montréal, Québec : Les Éditions Québec-Livres.



 
 
 

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